
En effet, là où des fractions de seconde sont décisives, un millième est d'une importance capitale. En 1851, la première Exposition universelle ouvre ses portes à Londres et Antoine LeCoultre y présente ses produits, dont des chronomètres de gousset, des pignons, rouages, ébauches et, aussi, des outils. Impressionné par la précision horlogère et l'enthousiasme d'Antoine LeCoultre, le jury lui décerne l'une de ses médailles d'or si convoitées. Avec ses produits novateurs qu'il livre bientôt aux plus importants fabricants de montres de Suisse, LeCoultre devient, et de loin, le plus grand employeur de cette région économiquement en retard.
Quand les machines cessaient de fonctionner chez LeCoultre, rien n'allait plus non plus à. De Genève, éloignée d'une soixantaine de kilomètres. Et ceux qui ne s'approvisionnaient pas à temps devaient ronger leur frein, car en hiver, la neige et la glace rendaient les cols infranchissables. En 1877, les fils du fondateur de la firme commencent à fabriquer des mouvements supplémentaires compliques pour montres mécaniques. On peut sans exagérer déclarer qu'il n'existe pratiquement aucune complication que LeCoultre n'ait pas maîtrisée, par exemple chronographes, réveils, calendriers, sonneries à répétition, tourbillons... Usine fabrique au total environ 60.000 mouvements avec les complications les plus diverses. L'année 1925 voit la fusion de l'industriel créateur et du fabricant de montres alsacien Edmond Jaeger, qui compte notamment parmi ses clients Cartier et. Les synergies que cela induit se traduisent par d'autres inventions extraordinaires dont, par exemple, le mouvement. Baptisé « Duoplan », de 1926. Jaeger-LeCoultre présente sa première propre montre-bracelet en 1929, année au cours de laquelle il met au point le plus petit mouvement mécanique réalisé jusqu'à ce jour, un calibre 101. Il se compose de 74 pièces et mesure 14 x 4,8 x. Cubes, si l'on calcule bien. Avec cadran et aiguilles, il pèse tout juste.Ingénieur français René-Alfred Chauvet fait breveter un système grâce auquel les verres de montre cassés appartiennent désormais au passé. Son boîtier de montre rectangulaire comporte une partie centrale tournante. Dans les durs travaux de la vie quotidienne, on peut donc instantanément la retourner. La nouvelle « Reverso » fait remporter un succès mondial à Jaeger-LeCoultre et est le modèle phare de la collection d'aujourd'hui. En 1951, Jaeger-LeCoultre défraye la chronique au Salon de l'horlogerie de Bâle avec la « Memovox », une montre-bracelet avec réveil qu'il serait difficile de ne pas entendre.
La version à remontoir manuel est suivie, en 1956, par le calibre breveté 815 à remontoir automatique grâce à un volant. En 1953, la « Futurmatic » fait fureur.
Grâce à un remontoir automatique ultra efficace et à une indication de la réserve de marche, Jaeger-LeCoultre peut en effet renoncer complètement à un remontoir manuel. En 1978, le fabricant de tachymètres allemand VDO reprend 60% du capital des actions de Jaeger-LeCoultre S. Audemars Piguet, qui entretient des relations amicales avec LeCoultre depuis des dizaines d'années, s'assure une participation minoritaire de 40 %. Aujourd'hui, Jaeger-LeCoultre se distingue par un taux d'intégration élevé, la fabrication va des pièces brutes les plus petites d'un mouvement (vis, ancre, rouages et pignons) au boîtier sophistiqué.
Quant aux mouvements utilisés, ils proviennent de la propre manufacture de Jaeger-LeCoultre.
